. Ecole Bienfaisance, 8h22
.Devant les barrières de l'école, Jordan et Ariane se faisaient remarquer, comme toujours. Elles riaient sur des blagues débiles qu'elle se disaient. Elles faisaient certainement un peu tâche au milieu de ces parents trop sérieux, mais elles s'en foutaient. Ariane adorait l'école, elle trouvait que Charlemagne avait eut raison de créer cela... Et puis c'était la première de sa classe. Et vous savez ce qu'on dit: Quand on arrive on aime bien, mais quand c'est le contraire, on aime moins.
... : Ariane !
Ariane et Jordan se mirent à regarder autour d'elle. Elles remarquèrent Sybille qui arrivait en courant en leur direction suivit d'un homme. Sybille était la meilleure amie d'Ariane et idolatrait Jordan, elle ressemblait beaucoup à la petite fille dans Amélie Poulain dans ses jupes à carreaux.
Jordan : regarde! Y'a Sybille!
Ariane : (lui faisant un énorme sourire) ah oui!
La petite fille était souvent venu dormir chez les Messica, elles se cotoyaient fréquement, ce qui n'empêchait pas une intrigue lorsque Jordan vit l'homme qui lui tenait la main. Elles ne connaissaient pas son père. "Manager d'un groupe de rock allemand" répondait-elle lorsque Jordan ou Ariane lui posait la question. D'après ce qu'elles avaient compris, il était divorcé de Colette -sa mère- et vivait en Allemagne...
L'accompagnateur paraissait un peu trop jeune pour être le père de qui que ce soit, mais bon...
Ariane fit un gros câlin à Sybille tandis que Jordan serra la main de l'homme.
Jordan :(souriant) bonjour ! Je suis Jordan, la grande s½ur d'Ariane !
L'homme: (souriant) ah! C'est vous la fameuse Jordan ! Sybille me parle souvent de vous !
Vrai.
Jordan : (embrassant Sybille sur la joue) et toi tu es ??
L'homme : ah oui! Excuse-moi! Je suis Elliott Jost, le cousin de Sybille ! J'ai 18ans.
Ah!
Jordan : (elle mit les mains dans les poches) moi 16 !
Elliott : (souriant) tu n'a pas froid comme ça ?
Comme surprise Jordan regarda son reflet sur la voiture bleu garée en face d'elle.
Elle s'apperçut qu'après qu'il y avait quelqu'un à l'intérieur.
Ils se mirent à rire.
Elliott : (la regardant droit dans les yeux) tu es très belle !
Jordan baissa la tête et le remercia.
Elle n'avait pas vraiment l'habitude des compliments.
Et puis elle ne savait jamais quoi faire lorsqu'on lui en faisait un.
Sur ce plan là, Jordan était un peu timide.
Jordan : (embarrassée) Merci!
Elliott : (riant) là encore plus !
Sauvée par le gang.
La sonnerie retentie, les lourdes portes vertes s'ouvrirent et les écoliers rentrèrent l'un après l'autre dans le silence comme l'avait demandé mademoiselle Labelle, la maîtresse d'Ariane. Jordan en profita qu'il disait au revoir à Sybille pour le regarder de plus prés.
Elle le trouvait mignon avec ses cheveux lisses mi-longs bruns aux boucles anglaises qui fignolaient quelques une de ses mèches, ses yeux bleus renforcaient sa peau mate sans imperfection... Puis cette bouche... Ouah... Charnue juste ce qu'il faut... Et la manière dont il se fringuait... Un jean délavé, un t-shirt manches courte col-v blanc, laissant apparaître les pectoraux du jeune homme, quelques bracelets ethniques et une paire de converses blanches... On aurait dit Jordan mais au masculin !
Ariane : (faisant un gros câlin à Jordan) t'oublis pas pour ce soir !
Jordan : j'essaye !
(embrassant sa petite s½ur sur la joue) Souviens toi : Penser l'Impensable et Rendre Possible l'Impossible !
Ariane et Sybille rentrèrent dans l'école.
Jordan partit laissant Elliott tout seul sur le trottoir.
Lorsqu'il s'en aperçût il continua de la chercher des yeux discrétement mais elle n'était plus là...
. Lycée Racine, Paris 8ème, 9heures
.Devant son lycée, Jordan s'alluma une cigarette et sortit des tracts de son sac. Elle les distribua aux passants et aux élèves. Dessus on pouvait lire :
"Participez à la paix dans le monde, participait à nos manifestations! Renseignements au... Jordan MESSICA et Mike AMSALEM"
Ah oui! J'avais oubliée de vous dire, Jordan présidait une association qui s'appelait Peace on Earth avec Mike.
Son mouvement prennait de l'ampleur petit à petite dans Paris.
Elle attendit d'avoir fini sa cigarette pour entrer dans le lycée. Quelques élèves la saluèrent d'autres la reluquaient, mais elle restait seule. Un des surveillants s'approcha d'elle, Paul.
Paul : ça va ??
Jordan : (souriant) ouais et toi ?
Paul : (plissant ses yeux marrons) t'as quoi sur la joue ? Ah c'est ...
Jordan : (précipitamment elle mit sa main sur sa joue) nan ne me dit pas ! C'est Ariane qui me l'a fait !
Paul : (souriant) Ah! Elle va bien ?
Jordan : ouais très bien ! Elle veut toujours me caser avec n'importe qui!
Paul et Jordan rièrent. C'était ça : Ariane cherchait toujours le prince charmant pour Jordan.
Paul : roh! La coquine!
(il regarda autour de lui et remarqua un garçon qui embrassait sa petite copine) Eh oh les deux idiots là ! On arrête tout de suite, on n'est pas dans un sexodrome ici!
Jordan : (riant) bon je vais en cours !
Paul souria et Jordan s'en alla pour engager son chemin dans le couloir #10 pour aller en cours de français.Elle arriva et s'installa à sa place. Elle se retourna en se retrouva nez à nez avec une imitation Barbie.
Jordan : (Chuchotant) Excuse-moi? T'aurais pas un miroir?
"Barbie" : (d'une voix stridente) oui attends!
(Elle sortit un petit miroir de sa trousse de maquillage rose fluo et lui tendit)Jordan prit l'objet et regarda le motif qu'Ariane lui avait dessiné sur la joue.
C'était un petit coeur, elle seule pouvait le deviner car Ariane, ne savait toujours pas faire des coeurs. Ils ressemblaient plus souvent à des fesses. Elle ria presque après avoir rendu le miroire à sa camarade de classe. Et puis discrètement, elle prit son IPod et mit en lecture Simon and Garfunkel - Mrs. Robinson
*.
Pendant ce temps là.... Hôtel Ritz, 10h30 Suite 25:
.La suite d'un grand hôtel parisien. Très luxueuse avex ses écrans plats, ses canapés en daim, ses minibars, des objets de collections, ses bains grands comme des piscines, ses fleurs fraïche, ses croissants chaud, ses tableaux couteux... Enfin tout ce qui pouvait laisser penser que des gens riches et connaisseurs la louait. Mais en regardant de plus prés... C'était plus tôt des célébrités qui s'y étaient installés pour la semaine. Qui? Eh bien, d'après la pile de magazine sur le sol, c'était les garçons du groupe Tokio Hotel. Les voilà tous en train de dormir... Enfin... A part Bill. Il était assit sur un fauteuil de sa chambre, stylo à la main, bloc notes sur les genoux, écoutant Coldplay - Don't Panic
* sur son IPod, son visage était porteur de traits de déception... Il n'arrivait pas à écrire une chanson, l'inspiration lui avait tourné le dos.
Soudainement Tom se réveilla, il était aux côtés d'une jeune femme, qui elle dormait encore.
Tom : (essayant de réveiller la jeune femme) eh oh !
(lui tapotant l'épaule) réveille toi !
Une belle jeune femme, un lit aux draps blancs, le corps dénudé, aux côté d'un jeune homme, l'odeur de patisserie, un matin parisien romantique...
Tom : tu peux partir maintenant ? J'ai besoin de me retrouver seul !
Qui ne s'annonçait pas si romantique que cela...
La jeune femme : (inocentement) on se revoit quand ??
Tom : (maladroitement) bah... Jamais... C'était super sympa cette soirée ! Mais tu sais bien...
La jeune femme : (elle se releva et le regarda droit dans les yeux) non je ne sais pas...
Bill enleva ses oreillettes et regarda avec lassitude, la scène qui se déroulait sous ses yeux.
Bill : (pensant) me dites pas qu'il est en train de la jeter!
(A Haute voix) Estelle tu devrais partir avant qu'il commence à t'insulter !
Estelle : (honteuse) tu me déçois Tom !
Elle se leva et enfila ses vêtements.
Une de plus.
Tom : je t'appelerais !
Estelle : je n'y compte pas!
Tom : très bien, c'est comme tu veux.
Estelle regarda Tom avec méprit et sortit de la chambre.
Bill : Tom t'es lourd à la fin!
(Il se lève et déposa son IPod ainsi que ses papiers sur son lit)Tom : c'est bon Bill ! Putain mais quel con!
Trop tard, Bill était déjà sorti de la chambre. Tom s'étira et mit le plâteau sur ses jambes pour déguster son petit déjeuner après avoir allumer la télévision
. Dans les couloirs de l'hôtel Ritz
;Bill : (rattrapant Estelle par le bras) Je suis désolée !
Estelle : c'est pas à toi d'être désolé Bill, toi tu es parfait...
Bill : Mais non pas du tout , personne n'est parfait!
(Il caressa le visage d'Estelle) Tu es très jolie, tu es gentille et tout mais tu sais Tom ne veux pas d'une relation sérieuse... T'a du lire les interviews, tu devais t'y attendre avec lui. J'espère que ce qu'il vient de te faire ne changera en rien ton avis sur nous...
Estelle : (souriant) je sais bien...
Bill :tu sais il a un bon fond mais il panique quand il voit que c'est peut-être sérieux... Donc ne t'en fais pas c'est pas toi le problème... Toi tu n'es qu'Estelle et tu as la vie devant toi pour rencontrer des hommes alors ne stagne pas!
Estelle : merci Bill, tu es un amour née. Le jour où tu tomberas amoureux d'une fille, elle sera la plus chanceuse du monde!
(Elle lui fit un bisou sur sa main et partit)Pourtant on ne pouvait pas l'accuser de ne pas avoir cherché cette personne, qu'il pouvait "rendre heureuse", il regardait toujours parmi toutes les femmes qu'il avait rencontré si il y en avait pas une qui pourrait enfin le faire succomber, mais
niette, rien, nada...
; Bill rentra dans la chambre d'hôtel
;Bill : Heureusement que je suis là pour réparer tes erreurs !
(Il referma la porte derrière lui)Tom : (Sortant de la salle de bain en s'essuyant le visage avec une serviette) Pourquoi les femmes veulent toujours faire compliqué ? Nous les hommes nous sommes simples : ce qu'on veut ? C'est du sexe ! Stop, va pas chercher plus loin mademoiselle ! Elles ce qu'elles veulent c'est :
(Imitant la voix d'une fille en battant des cils)Le grand amour à Venise, faire l'amour sur la plage sous les cocotiers...
(Reprenant sa voix normale) C'est bon quoi !
(Il prit un t-shirt blanc avec un simple logo dessus en l'enfile) Ya pas marqué Du con sur le front !
Bill : (riant) peut-être bien que si.
Tom : (riant à son tour) aha, très marrant Idiot!
Bill : bon allé dépêche toi on a une interview à 11heures30 dans le salon...
Tom : ouais, j'sais.
Bill : (en pleine réflexion) je me sens mal pour Estelle, elle était gentille...
Tom : Oh arrête! Tu es trop émotif!